Avec « Le combat de Tancrède et Clorinde », Monteverdi (1567-1643) achève de faire entrer le théâtre sur la scène musicale : c’est le « genere rappresentativo ».
L’orchestre est réduit à un clavecin quatre violes de bras (soprano alto ténor et basse) et une contrebasse de gambe. Le narrateur (Testo) raconte le combat de Tancrède, preux chevalier, contre Clorinde, une belle païenne dont il est amoureux, déguisée en soldat.
Tancrède, après un duel acharné, la transperce de son épée. Son dernier souffle exprime sa nouvelle foi au dieu chrétien et elle pardonne à son agresseur. Il la reconnaît, devient ivre de douleur.
Elle expire, apaisée. « Le bal des ingrates » est lui représentatif du madrigal « amoureux », page émouvante par son exceptionnelle expressivité.
La Scène Watteau, Place du Théâtre, Nogent-sur-Marne
http://www.scenewatteau.fr/Le_combat_de_Tancrede_et_Clorinde_Le_bal_des_ingrates.html




