"D’autre part, si différentes que s’affirment – nous devons le reconnaître – nos manières de voir, maman, mon affection pour toi n’en est que plus nette et sûre, étant indépendante et on aime toujours suivre de loin ceux qui vous sont chers. C’est pourquoi je te parle aussi naturellement. Et puis il me semble qu’il arrivera sûrement un jour où tu oublieras tes déceptions d’éducatrice devant ta fille qui te paraît à tort en opposition avec toi et qui n’est que différente, avec les dons que tu lui a donnés, qui t’aime et t’estime à la fois comme une fille le peut vis-à-vis de sa mère et vis-à-vis d’une femme qu’elle juge à sa valeur. »
Leur correspondance en porte les traces : les relations de Françoise Dolto (1908-1988) à sa mère Suzanne Marette (1879-1962) ont toujours été complexes.
En 1938, François Dolto entreprend des études de médecine et va jusqu’au bout d’une psychanalyse qui la libère de sa culpabilité mortifère, lui permettant de devenir psychanalyste.




