C’est la cata à l’école... On fait quoi ?

Parents, élèves : nous sommes tous confrontés à un moment ou à un autre à des difficultés scolaires, pour soi ou pour ses enfants. La première chose qu’il faut avoir à l’esprit, quand cela arrive, est que précisément, c’est un moment nécessaire, une crise de croissance inévitable qui doit se produire, pour permettre une maturation et le passage à une nouvelle étape de sa vie scolaire. Même les élèves les plus brillants connaissent ce passage à vide, cette profonde remise en question ; ceux-ci, cependant, la gèrent souvent seuls, et se servent de cela comme d’un tremplin pour progresser encore plus vite.

Nous laisserons ici de côté les causes d’échec scolaire extérieures : difficultés familiales, traumatismes, tout ce qui nécessite une prise en charge spécifique, par des professionnels. Cependant, comment peut-on réagir quand on s’aperçoit que son enfant se noie, a du mal à suivre et des résultats catastrophiques ?

1- Réagir vite

Il est important que la prise de conscience vienne assez tôt, et qu’une discussion soit engagée rapidement avec l’enfant, pour au moins deux raisons : apaiser son angoisse, si elle accompagne ses difficultés

le responsabiliser, s’il a tendance à négliger cet avertissement.

Réagir rapidement permet en outre de traiter « à moindre coût » pour l’enfant ses difficultés, à un moment où le retard sur ses camarades n’est pas encore trop grand, et que ses efforts lui paraîtront donc plus immédiatement bénéfiques.

2 - Dédramatiser

Abordé précocément, la difficulté scolaire doit apparaître pour ce qu’elle est : une étape nécessaire dans un apprentissage, qui doit permettre de faire le point sur sa façon de travailler, d’apprendre, de suivre les cours.

Plusieurs « moments » sont ainsi délicats à traverser : l’entrée en sixième, car elle exige plus d’autonomie, et fait disparaître la relation plus personnelle que l’on avait avec son maître ; l’entrée au lycée, qui déplace l’attente des enseignants, des qualités de fond (connaissances, spontanéité, créativité, aisance) à des qualités de forme (argumentation, existence d’une problématique et d’un plan, rigueur d’une démonstration) ; d’une attente de résultats (trouver la réponse au problème) à une attente de moyen (développer une rigueur dans la recherche du résultat, celui-ci étant moins fondamental).

Tous les élèves affrontent donc ces changements, qui pertubent, et sont même plus difficiles pour ceux qui étaient habitués à de bonnes notes, et qui pensent ainsi que leur façon de travailler ne doit pas changer…

Le parent pourra alors utilement indiquer à son enfant qu’il ne doit jamais considérer une situation comme acquise, et qu’il faut savoir se remettre en question, changer de façon de travailler, écouter plus attentivement les conseils de ses professeurs, faire un effort plus soutenu.

3 - Comprendre le problème

Il faut apprendre à ne pas en rester à des impressions générales, mais se poser des questions précises afin de cerner a) l’étendue du problème b) les causes possibles du problème

a) l’étendue : la baisse des résultats concerne-t-elle toutes les matières ? dans la même proportion ? les reproches faits à l’élève sont-ils les mêmes ? Y-a-t-il des exceptions, des matières dans lesquelles il resiste ou excelle ? b) les causes : y-a-t-il eu un événement particulier ? un professeur dont il se plaint ? cela a-t-il coïncidé avec le passage dans une classe supérieure ?

Cette discussion doit absolument avoir lieu avec l’élève : elle le responsabilise, et lui permet d’apprivoiser ses difficultés

4 - Se mettre au travail

Beaucoup de difficultés peuvent se résoudre en appliquant quelques règles très simples : relire ses cours tous les soirs, quand ils sont encore frais dans la tête

s’entraîner régulièrement : en faisant de petits exercices d’application le soir

organiser son travail : avoir une vision claire des échéances (devoirs à remettre, révisions, exercices à faire) et les anticiper : traiter par exemple un devoir le jour où on le donne, et non la veille du jour où l’on doit le remettre, car on ne sait pas quelle charge de travail on aura à assumer à cette date là

faire du travail personnel : outre ce qui est demandé par l’enseignant, il faut se ménager des tâches personnelles (lectures, exercices pris dans des livres, …) pour compléter sa formation. C’est souvent ce tournant là, à partir de la seconde, qui est mal pris par les élèves qui avaient l’habitude de se croire quitte de tout travail en ayant terminé celui qui leur était donné à faire par le professeur.

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